Les 11 novembre au stade Moulonguet, à Amiens

Au moment de commémorer le centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale, rappelons la présence du monument aux morts du stade Moulonguet, à Amiens.

Ce qui était autrefois la tribune principale du stade a disparu, mais demeure le petit monument portant les noms, parfois effacés, des 61 membres de l’Amiens A.C. « morts tués à l’ennemi », lors des deux guerres mondiales, que le club avait fait ériger en 1931 (voir la liste des noms figurant sur le monument).

Le 13 décembre 1931, le docteur Moulonguet inaugurait le monument aux morts du stade qui allait porter son nom.

On y trouve notamment les noms d’Albert Moulonguet, fils du président du club dont le stade porte le nom, de Robert Petit, un des fondateurs du club, tué en septembre 1914 sur la Marne, de Maurice Thédié, international en 1925, mort en 1944 dans le macabre « train de la mort » prenant le chemin de la déportation, de Pierre Watel, titulaire en équipe première dans les dernières années précédant la Deuxième Guerre mondiale, et qui fut abattu en 1944, au-dessus de Saint-Pol en combat aérien.

Le monument, tel qu’il subsiste au XXIe siècle.

Autrefois, on ne pouvait pas manquer de passer devant le monument gris, à droite en entrant par la porte principale, si l’on se dirigeait vers la tribune d’honneur et la buvette qui se trouvait près de l’entrée des vestiaires, aujourd’hui disparues. Les enfants de l’école de football qui, le jeudi, se rendaient des vestiaires vers le terrain d’entraînement, passaient forcément devant la stèle grise dont les noms, peu à peu s’effaçaient.

Dans les années 1930, il n’était pas rare que les capitaines des équipes visiteuses déposent une gerbe au pied du monument, ainsi que le signalaient les journaux locaux dans leur compte rendu du lendemain.

Le 11 novembre 1936, cérémonie au monument aux morts, avant le match Amiens-Saint-Etienne.

Surtout, au moment de l’anniversaire de l’armistice,  se déroulait autour du monument, une cérémonie qui réunissait joueurs de l’équipe première et jeunes du club, dans le maillot azur et noir qu’avaient porté ces hommes dont le nom figurait sur la plaque de marbre. Aujourd’hui, si vous faites un tour du côté de la rue Louis-Thuillier, l’endroit est le vestige d’un autre temps, enfoui dans le passé.

Didier Braun

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